La Boésie : quand le bois devient poésie


Déco, Lifestyle / vendredi, avril 20th, 2018

 

Ce n’est en principe plus un mystère pour toi, si tu me connais déjà un peu, j’aime le bois et ce sous toutes ses formes : décoration, meubles, poutres, arbres en forêt. Il y a un truc magique qui se passe, une connexion, je le touche, je le respire et il me rassure. Quand j’étais gamine, la maison de mes rêves après avoir voulu être princesse dans un château était une jolie cabane dans un arbre et maintenant que j’ai grandi, j’aimerais énormément avoir une belle maison en bois dans la nature. Ça viendra peut-être, qui sait…

Mais je ne t’écris pas cet article pour te parler de mes rêves de petite fille, on va dire que ce serait plutôt de mes coups de cœur d’adulte dont il s’agit même si j’ai gardé une âme d’enfant. Tu sais, Instagram est merveilleux pour tomber sur des artistes incroyables, faire de jolies découvertes, apprendre des techniques… Et c’est ce qui m’est arrivé avec David Delaunay. Je flânais, comme bien souvent sur Insta et je suis tombée sur son travail. Autant te dire que sa galerie de photos m’a directement plu : du bois encore du bois et toujours du bois mais pas n’importe lequel, du bois magnifié !

 

Pour manger ses céréales le matin, c’est le top. Ça donne tellement plus envie que ma vaisselle classique…

 

En fait David est tourneur sur bois ! Le nom m’a de suite séduite même si je ne savais pas ce que c’était. Une consultation wikipedia plus tard, je suis en mesure de te l’expliquer : il s’agit d’un artisan qui travaille le bois sur un tour (en gros une machine sur laquelle on fixe le bois et qui peut tourner) pour fabriquer des objets. Mais David est aussi maraîcher et il a même une ferme bio, une activité qu’il envisage de mettre de côté d’ici 5 ans pour se consacrer pleinement à son travail du bois.

 

Même Mushu a adopté les jolis bols !

 

C’est depuis fin 2017 qu’il a commencé à travailler le bois après une formation auprès d’un célèbre tourneur sur bois. Et quand je vois la qualité de son travail, j’ai du mal à me dire qu’il fait ça depuis si peu de temps, je suis très impressionnée. Au départ, il voulait tourner des Djembé et c’est son formateur qui lui a donné le goût de la vaisselle, la passion a grandi au fil de son apprentissage. Il travaille le bois sec et le bois vert. Le bois sec est celui qu’on achète sous forme de plateaux en scierie et le bois vert est celui que l’on trouve en forêt. Les deux sont très intéressants à travailler parce que très différents. Le bois sec, une fois tourné, a directement sa forme définitive alors que le bois vert doit encore sécher, se déformer, il représente un challenge car il risque de se fendre et doit donc se travailler fin. Le bois vert présente aussi un intérêt dans ses défauts : des nœuds, des loupes (amalgames de petits nœuds dus à la cicatrisation de l’arbre), des échauffements (un champignon qui attaque le bois)… Ça donne une forme au bois, une couleur et ça permet de faire des pièces exceptionnelles.

 

Deux bols et deux ronds de serviette, j’ai été gâtée !

 

Au niveau du choix des essences, David travaille le noyer, le freine-olivier, le chêne, le merisier et le platane. La France est un pays riche en bois et le gère très bien. Car même si on y coupe des arbres, chaque année la surface en bois augmente. C’est donc véritablement un matériau renouvelable et durable. David est passionné par ce qu’il fait et ça se voit. Il se laisse guider par ses impressions face à une essence pour savoir ce qu’il va en faire : un vase, une coupe… et mettre en valeur le travail de la nature.

David m’a envoyé deux bols en noyé tourné sec et deux ronds de serviette. Comme tu peux le voir, les pièces sont magnifiques. Le veinage est très bien mis en valeur, les bols sont à la fois simples et élégants. Et les ronds rendent une simple serviette chic. D’ailleurs, ça m’a donné envie de troquer mes serviettes en papier pour des serviettes en tissu qui ont l’avantage d’être réutilisables, merci David ! Ce que je trouve génial, c’est que tu peux manger ce que tu veux dedans : du sec, du liquide, du chaud ou du froid. C’est comme de la vaisselle classique mais en mieux puisque je la trouve beaucoup plus belle et en plus elle ne casse pas. Pour la laver, c’est simple, un petit coup d’éponge. Si on l’utilise souvent, on passe un peu d’huile végétale dessus tous les 6 mois et sinon c’est tous les deux ans. On ne peut pas dire que ça demande beaucoup d’entretien…

 

Ces bols sont idéals pour un potage car ils supportent la chaleur et le liquide.
Un petit coup d’éponge et ils sont prêts à être réutilisés.

 

Au niveau des prix, c’est assez variable mais honnêtement pas très cher quand on voit la qualité et la beauté des objets : il faut compter 22 euros pour une assiette et 25 euros pour un bol. Quand il y a des défauts dans le bois, cela revient plus cher car cela représente tout simplement plus de travail pour David. Je trouve ça marrant de parler de défaut car pour moi ça rajoute un petit quelque chose à la pièce qui la rend encore plus belle !

Tu peux retrouver ses créations sur son site internet, sur son Instagram et sur sa page Facebook. Et je te conseille d’aller y jeter un œil car ça vaut vraiment le coup. Si jamais tu souhaites lui faire une commande personnalisée avec une essence de bois particulière par exemple, n’hésite pas à le contacter, il te répondra avec plaisir. Sache également qu’il sera présent au salon Les Z’arts zen à Villefranche sur Saône les 2 et 3 juin prochains, si jamais tu y es, passe lui faire coucou et admirer ses créations en vrai.

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